photographie et appartenance

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Photographie et appartenance.

« Ecrire, c’est instaurer un paysage. » Cette phrase de Maylis de Kerangal, extraite de son dernier livre, publié en 2015, A ce stade de la nuit, a été le point de départ de ma réflexion sur photographie et appartenance.
Si écrire, c’est instaurer un paysage pour le lecteur et en soi, pratiquer la photographie de nature, c’est aussi instaurer un paysage pour le spectateur et en soi. La photographie de nature permet d’instaurer une spatialité et temporalité qui s’ancre en soi, la photographie est ce qui fait lien et contact avec le monde environnant, la photographie nous territorialise, nous fixe dans un temps et un espace donnés.
Ainsi, la photographie est ce qui peut arrêter, au moins pour un temps, le sentiment d’exil et d’errance, elle est celle qui peut rendre à celui qui en est pour l’instant privé, le sentiment d’appartenir à un territoire et à une communauté humaine.
La photographie est ce qui peut rendre à celui qui photographie ou qui est photographié le sentiment d’une commune appartenance, elle est ce qui peut permettre de se sentir lié à l’ensemble du vivant. C’est ce que je vais m’efforcer de démonter à présent.

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